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Edouard Duvernay, Cyborgy Studio


décembre 2011

Je suis né en Australie d’un père français et d’une mère hongro-slovaque.

Graphiste plasticien depuis peu, je développe un univers qui tourne autour d’un graphisme minimaliste et d’une science-fiction hybride et sophistiquée.

                            
                            

Peux-tu en quelques mots nous décrire ton univers artistique ?

Mon univers est principalement dédié à la figure du cyborg, une thématique qui s’est très vite révélée comme l’une des plus excitantes et contemporaines que la SF avait à offrir.

Pour beaucoup de gens, le mot « cyborg » est obscur, son sens ténébreux. Controversé, bien que rarement débattu, il est trop souvent malmené, car associé à des images stéréotypées qui se nourrissent d’une culture apeurée et idéaliste, abrutie par d’innombrables comptines religieuses. Il avait besoin d’être clairement redéfini. Cyborgy, mon laboratoire créatif y est dédié.

Adieu Terminator et le cyberpunk cauchemardesque de Matrix. Ma SF à moi se veut élégante, séduisante et subtile. Elle est d’ailleurs souvent plus organique que mécanique et garde ses distances avec les formes humanoïdes. Je crois sincèrement que l’Homme gagnerait à s’entourer de nouvelles créatures plutôt que d’essayer de s’enorgueillir en se copiant. Confronter les gens à d’autres formes de vie, à des images qui les touchent et qui les troublent sans jamais leur faire peur, jouer avec les forces et les formes de la nature (on appelle cela plus scientifiquement le « biomimétisme »), telles sont mes grandes lignes de conduite.

D’un point de vue plus concret, mes expérimentations plastiques débutent souvent par des observations physico-biologiques. Elles se transforment ensuite en productions graphiques, plus ou moins minimalistes, images post-produites, souvent symétriques, mixant réel et virtuel, toutes au service d’une esthétique aseptique et d’un univers sophistiqué, basés sur l’élégance de la matière et le plaisir des échanges entre êtres organiques et intelligences mécaniques.

Je suis graphiste de formation mais c’est au début de mon deuxième diplôme (diplôme supérieur d’arts appliqués à l’ESAA Duperré) que tout a explosé. On m’a alors appris à regarder la matière, la toucher, la sentir, mais aussi à la transformer, l’embellir, la sublimer. Et cela m’a amené à traiter la SF de cette même manière, par les sensations qu’elle procure, et de revenir à son essence même, la matière, fondement du tout universel.

Qu’est-ce qui t’inspire ou qui ?

La SF bien sûr, l’espace, la science, les abysses, le plastique, les robots, les machines, les moteurs... Je tiens un blog hebdomadaire qui fait office de bibliothèque de tendances. Vous pourrez y trouver une partie de mes références : http://edouardduvernay.blogspot.com

D’où te vient cette passion pour la robotique et la SF de manière générale ?

J’ai longtemps flirté avec la SF. Gamin, on se tournait autour. Star Wars, X-files, Cronenberg... Jusqu’au jour où j’ai décidé de m’y pencher plus sérieusement et de découvrir toutes les fabuleuses thématiques qu’elle abordait : l’univers, l’espace, le vide, la matière, l’exobiologie, la génétique, le Futur... C’est un immense pan de création qui s’est ouvert à moi.

Quand on plonge dedans, je crois qu’on ne peut y rester que toute une vie. Car on se retrouve alors confronté à des questions essentielles, dérangeantes pour certains, mais fascinantes pour sûr. La SF est mystérieuse. C’est l’inconnu. Et l’inconnu me passionne.

Mon attirance pour les machines (les moteurs plus que les robots d’ailleurs) relève de quelque chose de plus viscéral. Et c’est peut être quand j’ai commencé à les considérer comme « vivantes » que mon intérêt pour le cyborg a vu le jour.

Entre réel et virtuel, peux-tu nous en dire plus sur ta démarche artistique ?

Notre civilisation est déjà profondément cyborg. Tout se mixe, tout se mélange. Les frontières entre le « naturel » et l’artificiel sont devenues floues, la différenciation entre le réel et le virtuel quasi impossible. Nos outils deviennent non seulement des objets de plus en plus intimes, des machines que l’on garde constamment sur soi et dont on a du mal à se passer, mais ils s’entremêlent désormais aussi à nos corps biologiques. Prothèses, implants, organes artificiels, nanotechnologies pullulent, sans compter les manipulations génétiques (faune et flore comprises). Les frontières entre les différents domaines scientifiques s’effacent pour muter en un tout interdisciplinaire.

C’est cette disparition des frontières qu’il est extrêmement intéressant de traiter car je suis convaincu que l’on est en train de vivre une période charnière, une nouvelle étape de notre évolution. Et le cyborg en est la figure majeure et symbolique. Il est urgent de se confronter à ces questions, qui me semblent - je le répète - fondamentales.

As-tu des projets artistiques en cours ?

Quelques collaborations en vue (en print et en vidéo). Je suis en fait à la recherche de gens qui pourraient m’aider à développer mon univers notamment dans le motion design et la 3D. À terme, j’espère pouvoir diriger un jour mon propre studio de création (pour l’instant je suis seul, sans atelier).

Le mot de la fin ?

Cyborgiaque !

Site web ? Page facebook ? Twitter ? Autre... ?

http://www.edouardduvernay.com
Mon Facebook
http://vimeo.com/29019900


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